Se connecter au souffle de la vie : respirer

Dernière mise à jour : 20 août 2021

Bien plus qu’un simple mécanisme automatique, la respiration est l’outil le plus puissant pour se nourrir d’énergie vitale.


Respirer permet au corps de s’oxygéner, de se nettoyer, de se régénérer et de se réharmoniser en faisant circuler la force vitale en conscience. La respiration nous fait vivre, elle nous unit au monde, nous permet de ressentir, percevoir, c’est la forme la plus vitale de notre essence.

L’art de respirer, le Prânayama qui signifie expansion de la force vitale, se révèle donc être un outil primordial d’hygiène de vie, hautement thérapeutique.

C’est la voie la plus simple et la plus rapide pour rétablir et maintenir notre équilibre holistique. La respiration est bénéfique aussi bien pour le corps que pour l’esprit et elle permet une véritable transformation intérieure. Elle est un pont entre le corps et l’esprit, l’inconscient et le conscient.


Le souffle nous accompagne tout au long de notre vie : on rentre dans la vie avec son premier souffle et on part aussi avec son dernier souffle.


Bien respirer renforce le système immunitaire et favorise l’acuité mentale.

La respiration va aider le système digestif à mieux fonctionner, avec une meilleure digestion et assimilation donc une amélioration du système immunitaire.

Elle aide aussi l’esprit à rester apaisé et le corps peut alors renforcer davantage ses immunités.


En outre, la respiration élimine 70% des toxines de l’organisme – la sueur n’intervenant qu’à hauteur de 19% et les urines et les selles, de 11%. « Lorsque nous ne respirons pas suffisamment, les toxines restent dans le corps et sont renvoyées à la circulation, explique Judith Kravitz dans le magazine Inexploré Conscience collective.



Le Yogi Pankaj Saini explique sur la Radio Médecine Douce, que le prâna permet d’avoir accès à nos différents corps subtils pour pouvoir vivre en harmonie avec et vivre ainsi pleinement sa vie : il donne accès à tout notre potentiel.


Deux raisons essentielles à la pratique d’une bonne respiration, selon lui :

  • D’abord biomécanique : à travers le souffle, on peut agir directement sur notre système nerveux. Si le souffle est court et rapide, on agit sur le système nerveux orthosympathique (celui du combat, de la fuite) alors que si au contraire le souffle est posé, calme, profond, c’est le système nerveux parasympathique qui est déclenché et le corps peut alors se régénérer, récupérer.

  • Ensuite énergétique : respirer est pourvoyeur « des deux-tiers de notre énergie » explique Joël Jego, coach et formateur certifié en respiration transformatrice.

Quand le prâna circule avec fluidité, le corps et l’esprit sont en bonne santé.


Oui mais alors, comment bien respirer ?

Le Yogi Pankaj Saini explique que la clé pour une bonne respiration, c’est d’être prêt à donner. Cela démarre toujours avec l’expiration.

  • Expirer assez pour que les poumons soient réellement vides (tirer légèrement votre ventre vers l’intérieur) pour relâcher l’abdomen et que le diaphragme puisse descendre l’inspiration venue.

  • Aujourd’hui les épaules ont tendance à être arrondies, ce qui fait que la cage thoracique est plutôt fermée, le haut des poumons n’arrive pas à bien respirer : il est important de renforcer les épaules et le dos pour pouvoir mieux respirer.

Il est conseillé de respirer par le nez car c’est un très bon filtre.

En cas d’anxiété, on inspirera par le nez et expirera par la bouche plus lentement qu’à la prochaine inspiration.


L’essentiel est d’être conscient, dans le moment présent, du fait qu’on inspire et être conscient du fait qu’on expire mais aussi du moment de transition entre les deux.


Tous les exercices de respiration ont un but précis mais la finalité sera la même : augmenter le prânayama car le souffle emmène vers une conscience plus élevée.


En naturopathie, nous conseillons souvent la respiration diaphragmatique.

La respiration diaphragmatique favorise l’ancrage dans le corps, le diaphragme étant le muscle qui sépare la cage thoracique de la cavité abdominale. « Environ 75% de la circulation sanguine se fait au milieu et au bas du torse », précise Judith Kravitz dans le magazine Inexploré Conscience collective. « En respirant profondément, nous nourrissons ces vaisseaux sanguins d’oxygène. »


Une respiration diaphragmatique profonde stimule le nettoyage du système lymphatique, tonifie et masse le cœur, le foie ainsi que tous les autres organes internes et les muscles.

Faire descendre le souffle dans le bas du ventre crée un sentiment de confiance et de sécurité, à partir duquel la personne va pouvoir s’ouvrir « au niveau mental et émotionnel, et traiter les raisons qui l’ont amenée à bloquer ou modifier sa façon de respirer », indique Joël Jégo dans le magazine Inexploré Conscience collective.


La respiration diaphragmatique tient son nom de l’élément qu’elle fait travailler, le diaphragme qui est un muscle qui se trouve entre le thorax et l’abdomen pour mieux les relier et qui gère la respiration. Il a la particularité de faire des mouvements de haut en bas dans le corps. Effectivement, il descend à l’inspiration, ce qui fait augmenter le volume du ventre et remonte à l’expiration afin d’éliminer le dioxyde de carbone présent dans l’organisme.

Contrairement à la respiration thoracique habituelle, celle-ci est plus lente, agit profondément et aide ainsi à mieux faire travailler les poumons pour offrir une meilleure oxygénation du sang de par ses fonctions de vidage et de remplissage. Cette technique est beaucoup utilisée en méditation, en sophrologie, en hypnose ou encore dans la pratique du yoga.


En pratiquant la respiration diaphragmatique, vous régulez votre rythme cardiaque et respiratoire et vous abaissez considérablement votre niveau de stress : le corps est alors détendu, on se sent en pleine forme pour la journée.


Comment pratiquer la respiration diaphragmatique ?

  1. Installez-vous confortablement

  2. Concentrez-vous sur votre corps et votre respiration

  3. Posez une main sur votre abdomen et l’autre sur votre thorax

  4. Inspirez lentement par le nez et gonflez votre ventre

  5. Expirez calmement par la bouche et videz votre ventre. Tout en expirant vous pouvez également contracter votre périnée ce qui le musclera et apportera un tonus supplémentaire au maintien général de votre abdomen.


« Chaque fois que nous inspirons, nous prenons le cosmos en nous. Chaque fois que nous expirons, nous nous donnons au cosmos. » Dicton indien



SOURCES

  • Radio Médecine Douce – Podcast « Le Pranayama, l’art de la respiration » avec la praticienne ayurvédique, herbaliste et experte en pensée positive Gwenaëlle Batard, invité Pankaj Saini, formateur, Yoga Laboratorium – 20 novembre 2020 (www.radiomedecinedouce.com)

  • Magazine Inexploré « Conscience collective » - Edition INREES SAS (www.inress.com)






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